L’introspection et l’action

Les formes abstraites isolées sont destinées à la construction de l’ensemble de la composition. Elles doivent s’intégrer à la toile dans sa résonance tout entière. Jusqu’à quel point la résonance intérieure de la forme donnée est-elle mise
en évidence ou voilée, car en arts ce que l’on voile à une énorme puissance. La combinaison de ce qui est voilé, et de ce qui est mise en évidence, sera une possibilité nouvelle des
compositions des formes.
L’artiste est la main qui, par son usage convenable de la touche (mouvement du pinceau produisant une forme), met l’âme humaine en vibration – Kandinsky.
Il est donc claire que l’harmonie des formes et des couleurs doit reposer uniquement sur le principe de l’entrée en contact avec l’âme humaine (de l’artiste lors de l’exécution de l’oeuvre,
et du spectateur lors des expositions).
Ce principe est défini par Kadinsky comme « Principe de la nécessité intérieure ».
Il en est de même pour la création de la couleur qui doit aussi entrer en vibration ressentie par l’artiste.
L’introspection est une forme de méditation. Cet état méditatif, que je cherche à atteindre afin de laisser libre cours à la création, ce que je nomme « le lâcher prise ». Plus rien n’existe entre l’esprit et l’oeuvre, tous les deux sont reliés par le bras et la main. Puis vient le premier contact du pinceau avec la toile. À partir de ce moment, commence l’aventure qui unit
action-réaction.
Un dialogue entre la toile et moi.

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